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Le Tourisme de Masse vs Le Tourisme Durable

Cette année, le 02 Juin était un jour particulier, nous pouvions reprendre un semblant de vie normal suite au confinement lié à l'épidémie du COVID-19, mais c'était aussi la journée du Tourisme Durable, appelé aussi le Tourisme Responsable.


Mais avant de briser de nouveau quelques pensées établies, chose que j'aime bien faire, j'aimerais vous donner un peu de contexte sur le tourisme que nous connaissons aujourd'hui : le tourisme de masse et/ou le surtourisme.


Dans les années 60, nos anciens ont eu la chance de voir naître les congés payés. Pour un dur labeur, on leurs accordait quelques jours dans l'année pour se reposer et vaquer à des occupations diverses et variées.

De là, ont découlé le développement de destinations, de stations, et de stratégies touristiques, tout un secteur, que certains aujourd'hui qualifie même d'industrie...

À juste titre, des projets urbanistiques faramineux virent le jour pour satisfaire cette nouvelle demande ; je pense particulièrement à La Grande Motte et son architecture singulière qui s'élança en 1965. Elle devenait l'une des citées balnéaires les plus prisées de l'Hérault !



Mais dans une démarche de développement économique, ces tendances touristiques ont mené au tourisme de masse, qui permet au plus grand nombre d'avoir accès au tourisme, sur la base de l’individualisation des pratiques, qui sont standardisées ou personnalisées, répétitives ou innovantes.


Bien que le tourisme de masse permette l'accès à des vacances pour tous, ou presque, ce genre de tourisme est comme une plaie pour :

  • Nos villes et la qualité de la vie locale : nuisances sonores, des villes, plages et rivières bondées… 80% de la fréquentation touristique est concentrée sur le littoral, fixée en partie par un hébergement d’immobilier de loisirs vieillissant

  • L’immobilier : un déséquilibre du marché locatif, de la propriété et de l’activité économique, avec une fréquentation saisonnière, représentant en moyenne 60% des nuitées. L'Hérault attire environ 1000 habitants de plus par mois, ce qui mène au phénomène de gentrification, à l’augmentation du prix de la vie, de l’immobilier et au déplacement des habitants locaux

  • Notre environnement : une surconsommation des ressources et des espaces, un urbanisme mal maîtrisé avec la construction d’infrastructures/logements pour subvenir à l’afflux de touristes en haute saison (ex :


Carnon…) une augmentation de déchets sur les lieux touristiques, pollution des eaux (mer et rivières : Palavas ou la Vis)


Et d’un point de vue global, la politique de transport aérien à bas coût a démocratisé le mouvement de personnes, avec par exemple les "city breaks" de courte durée. Ceux-ci sont une menace évidente pour l’environnement.


La montée du tourisme durable est cependant évidente, et avec l'impact des événements sanitaires récents, nous ne voyagerons plus comme avant.


Alors, c'est parti pour la déconstruction d'idées reçues sur le tourisme durable !

  1. Le tourisme durable peut se pratiquer proche de chez soit, et pas qu'à l'autre bout de la planète,

  2. L'écotourisme ne se distingue pas du tourisme durable puisqu'il en fait parti, au même titre que le tourisme social ou le tourisme solidaire --voir petit schéma ci-dessous :)

  3. Tout comme la permaculture, le tourisme durable est transversal et holistique. Il ne concerne pas qu'une seule catégorie de personne car il peut toucher tout ce qui est relatif au quotidien : habitat, bien-être, culture, agriculture, transport... Il prend toutes les formes et s'applique aussi à tous types d'expériences ou de séjours.


Mais en soit, le tourisme durable, c'est quoi ?


C'est « un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil », d'après l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT). Et il peut être représenté comme ci-dessous :



Le tourisme durable regroupe donc l'écotourisme, le tourisme social et le tourisme solidaire... que de terminologies !

Grâce à Atout France (Agence gouvernementale pour le développement du tourisme), nous allons essayer d'y voir plus clair :


1. L’éco-tourisme est pr est directement associé à des projets socio-économiques locaux. Dans ce cadre, le touriste et le voyagiste peuvent participer directement à des actions de développement. Ils peuvent également financer un

projet de réhabilitation [bâtiment, équipement, aménagement, ...] ou un projet social grâce à une partie du prix du voyage.


2. Le tourisme solidaire est directement associé à des projets socio-économiques locaux. Dans ce cadre, le touriste et le voyagiste peuvent participer directement à des actions de développement. Ils peuvent également financer un projet de réhabilitation [bâtiment, équipement, aménagement, ...] ou un projet social grâce à une partie du prix du voyage.


3. Le tourisme social préconise le droit aux vacances et l’accessibilité au tourisme à tous les groupes de la population notamment les jeunes, les familles, les retraités, les handicapés et les personnes aux revenus modestes.


D'après le réseau associatif des Acteurs du Tourisme Durable - ATD, mené avec brio par Guillaume Cromer, un ami et collègue du tourisme, "faire du tourisme durable, c'est [aussi] mettre de la conscience dans ses actions, être informé-e et se renseigner".


Chez Perma Social Club on s'inscrit dans l'écotourisme, où l'on contribue à l'économie locale, où l'impact sur l'environnement est positif, mais aussi où l'on peut échanger, s'informer, apprendre, voire enseigner ! On part du principe que vous pouvez être spectateur.rice mais aussi acteur.rice de vos expériences et séjours touristiques.


Alors, prêt à voyager autrement ?

... C'est parti !


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